Culture, Health & Sexuality: An International Journal for Research, Intervention and CareVolume 14, Supplement 1, 2012Special Issue: Secrecy as embodied practice: beyond the confessional imperative |
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Most HIV treatment guidelines advise people who test positive to disclose their status to improve adherence and garner psychosocial care and support. Similarly, advocacy groups for people living with HIV encourage disclosure as a key component of fighting self- and community-based stigma. Although there is arguably much to be gained by disclosing, there is also much at stake, including issues of individual and family honour and the possibility of living a ‘normal’ life. Starting with the question, Faidha gani? or ‘What's the point?’ this paper attempts to shed light on motives for disclosure and non-disclosure. The arguments draw from a qualitative study among young HIV-positive adults in eastern Africa and, most specifically, an in-depth case study of one couple in Zanzibar.
La plupart des recommandations thérapeutiques préconisent que les personnes dont le test de dépistage du VIH est positif dévoilent leur statut sérologique en vue d'améliorer leur adhésion aux traitements, et de bénéficier de soins et de soutien psychosociaux. De même, l'encouragement au dévoilement du statut sérologique par les groupes qui militent en faveur des personnes vivant avec le VIH est une composante clé de la lutte contre les phénomènes d'auto-stigmatisation et de stigmatisation communautaire. Bien qu'il y ait sans doute beaucoup à gagner en dévoilant son statut sérologique, beaucoup d'éléments sont également en jeu, parmi lesquels certaines questions en rapport avec l'honneur de la personne et de la famille, et avec la possibilité de mener une vie ‘normale’. En commençant par la question faidha gani?, ou ‘à quoi bon?’ cet article tente d'apporter un éclairage sur les motivations pour dévoiler ou ne pas dévoiler sa séropositivité. Les arguments s'inspirent d'une étude qualitative conduite parmi des jeunes adultes séropositifs en Afrique de l'Est, et plus particulièrement sur l'étude en profondeur du cas d'un couple vivant à Zanzibar.
En la mayoría de guías para el tratamiento del VIH se aconseja que las personas seropositivas revelen su estado serológico para mejorar el cumplimiento con la medicación y obtener asistencia y apoyo psicosocial. Del mismo modo, los grupos de apoyo a personas seropositivas recomiendan revelar el estado serológico como un componente clave en la lucha contra el propio estigma y el de la comunidad. Aunque sin duda revelar la condición de seropositivo aporta muchas ventajas, también hay mucho en juego, por ejemplo las cuestiones del honor individual y familiar y la posibilidad de vivir una vida ‘normal’. Empezando con la cuestión ‘faidha gani’, o ‘qué sentido tiene’, en este artículo pretendemos arrojar luz sobre los motivos de revelar o no la condición de seropositivo. Los argumentos se basan en un estudio cualitativo entre jóvenes adultos seropositivos del este de África, y en concreto en un estudio de caso exhaustivo de una pareja de Zanzíbar.